Vendredi, 16 heures. Le conseil municipal est lundi soir. Le maire doit faire un point sur les travaux en cours, les projets votés au dernier conseil, les signalements citoyens traités depuis deux mois. Il a aussi promis un état d'avancement sur la rénovation de l'éclairage public, parce qu'un conseiller d'opposition l'avait demandé en séance la fois précédente.
Ce qui se passe sans outil dédié
Le maire appelle le secrétaire de mairie, qui est déjà sur trois dossiers. Le secrétaire cherche dans ses mails les derniers échanges avec l'entreprise de voirie. Il ouvre un tableur « suivi actions » qui n'a pas été mis à jour depuis six semaines. Il appelle l'agent technique pour savoir où en est le chantier du chemin communal, l'agent répond de mémoire, approximativement.
Le maire compile tout dans un document Word. Il manque la date exacte de fin des travaux de la place, il ne retrouve plus la photo avant/après qu'on lui avait envoyée, et il n'est pas certain du statut réel de trois actions sur douze. Il arrive lundi soir avec un tableau à moitié fiable et une boule au ventre quand l'opposition pose ses questions.
Ce scénario se répète dans des milliers de communes chaque mois. Pas par incompétence, par dispersion.
Ce qui se passe avec Dunyon
Vendredi, 16 heures. Le maire ouvre Dunyon. Il bascule sur la vue kanban et voit d'un coup d'œil les actions réparties par statut : à faire, en cours, terminées, bloquées. Il filtre sur les deux derniers mois. Douze actions apparaissent, chacune avec son statut à jour, sa localisation sur la carte, son historique de commentaires.
Il clique sur « Rénovation éclairage public, rue du Lavoir ». La fiche s'ouvre : trois commentaires de l'agent technique (le dernier date de mardi), deux photos du chantier en cours, la délibération qui a voté le budget en pièce jointe. Il a sa réponse pour le conseiller d'opposition, sourcée, datée, factuelle.
Il ouvre la carte, zoome sur le centre-bourg, voit les cinq chantiers actifs positionnés. Il peut projeter cette vue lundi soir si quelqu'un demande « où exactement ? ».
En dix minutes, il a sa matière. Il n'a appelé personne. Il n'a compilé aucun tableau. Tout était déjà là, produit au fil de l'eau par les agents et le secrétaire dans leur travail quotidien.
Pourquoi ça fonctionne
Le gain ne vient pas d'une fonctionnalité magique. Il vient du fait que l'information existe déjà dans Dunyon au moment où on en a besoin. L'agent qui met à jour le statut d'un chantier le fait pour son propre suivi. Le secrétaire qui attache une délibération à une action le fait pour classer son document. Le maire qui consulte le vendredi soir récolte le fruit d'un travail que ses équipes ont fait pour elles-mêmes, sans effort supplémentaire.
C'est la différence entre un outil de reporting (qui demande de produire un rapport) et un outil de suivi (qui produit le rapport comme effet secondaire du travail courant).
Et quand la question tombe en séance
Lundi soir, 20h30. Le conseiller d'opposition demande : « Monsieur le Maire, où en est la rénovation de l'éclairage, rue du Lavoir ? On nous avait annoncé une fin de travaux en mai. »
Le maire ouvre la fiche sur son portable. « Les travaux ont pris une semaine de décalage suite aux intempéries de fin avril. La phase 1 est terminée depuis le 12 mai, la phase 2 démarre la semaine prochaine. Voici la photo du 12 mai, voici le commentaire de notre agent technique posté mardi. Le planning mis à jour est consultable sur la carte de la commune, accessible depuis le site internet. »
La question tombe. La réponse tient. La séance continue.